Si vous aimez l'ironie, la dérision, l'humour noir, le sarcasme, l'étrange et le surnaturel, vous aimerez les œuvres de ce grand nouvelliste américain dont le destin mystérieux reste encore une égnime.
Ambrose Gwinett BIERCE (1842-1913) débuta comme journaliste et se distingua
par la virulence de ses articles. Il dénonçait, sous une forme toujours
humoristique, la bêtise, l'hypocrisie, la violence, l'exaction et le
racisme. Il s'attaquait aux élus, aux capitalistes et aux notables.
Le dictionnaire du diable est l'une de ses œuvres
les plus connues. Ce recueil d'aphorismes est un condensé d'humour, d'ironie, de cynisme et d'invention. Je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer quelques savoureuses définitions:
On lui prête aussi cette définition de l'astrologie: l'art de faire découvrir les étoiles aux gogos.
J'ai découvert A. BIERCE avec
Histoires Impossibles
traduites par Jacques Papy et publiées par Grasset en 1956.
Parmi les 17 nouvelles qui composent ce livre, 13 appartiennent au domaine du fantastique et de l'étrange.
A. BIERCE y aborde, entre autres, les thèmes de la femme panthère, de l'enterré vivant (avec beaucoup d'humour!), de l'automate qui échappe au contrôle de son inventeur, des fantômes, de l'absurdité de la guerre. Les quatre dernières nouvelles regroupées sous le titre
"Le club des parenticides" sont de purs chefs-d'œuvre d'humour noir.
Plusieurs de ses nouvelles dites "militaires", menées avec un art diabolique jusqu'aux chutes finales (
Chickamauga en est le plus bel exemple), restituent, dans son atrocité et son horreur, la guerre de Sécession à laquelle il a participé. En même temps il nous fait partager l'immense dégoût qu'il lui en est resté.
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